Définition générale: (de bergère) Oiseau passereau insectivore d'Europe, d'Asie et d'Afrique du Nord, vivant à proximité des cours d'eau, à la longue queue toujours en mouvement (longueur: 15 à 20 cm)
Description: Les bergeronnettes mesurent aux alentours de 20 cm de long, queue comprise. Elle ont un corps élancé et une longue queue toujours en mouvement reconnaissable. Leur bec est fin, caractéristique des oiseaux insectivores. Elles se nourrissent essentiellement de mouches, de moustiques et de fourmis, de petits coléoptères, de larves, mais aussi d'araignées ou de petits mollusques suivant leur habitat. Elle peuvent picorer les insectes au sol, ou les capturer en plein vol.
Espèces: Il existe 14 espèces de bergeronnettes.
> Bergeronnette grise: Elle mesure entre 16 et 19 cm, avec la longue queue caractéristique de son genre, et pèse environ 25 g. Elle vit communément 10 ans. Le dessus de la tête, le menton, la gorge ainsi que la queue sont noirs. Le manteau est gris, le ventre et le reste de a tête sont blancs.
Cette espèce niche dans la plus grande partie de l'Europe et de l'Asie, ainsi que dans certaines parties de l'Afrique du Nord. Elle est sédentaire dans la partie la plus douce de son habitat et migre vers le sud de la France, l'Espagne ou le Maroc dans les autres cas. Elle vit dans des espaces ouverts, souvent à proximité des habitations et des points d'eau où elle trouve facilement des insectes pour se nourrir. Elle niche dans les interstices des murs de pierre, sous les toits, dans les ponts ou dans des trous d'arbres. La femelle pond 5 à 6 œufs gris foncés qu'elle couve pendant 12 à 14 jours. Les oisillons sont aveugles à la naissance et sont nourris par les deux parents. Ils peuvent voler à partir de quinze jours.
Il existe plusieurs sous-espèces de bergeronnette grise qui se différencient principalement par l'importance et l'agencement du gris et du noir dans leur coloration, parmi lesquelles la bergeronnette de Yarrell, la bergeronnette lugubre ou la bergeronnette du Maroc.
> Bergeronnette printannière: Elle est plus trapue et possède une queue plus courte que les autres bergeronnettes, hormis de la bargeronnette citrine dont elle est très proche. En plumage nuptial, le mâle présente un dessous jaune vif et un dessus vert olive. En plumage d'hiver, les deux adultes sont plus ternes et très variables. Ses pattes sont noires. Sur l'immense territoire occupé par la bergeronnette printanière, se sont développées plus de vingt races géographiques chez lesquelles les mâles ne se différencient que par le dessin et la couleur de la tête. Pour exemple, la bergeronnette flavéole et la bergeronnette boréale en sont des sous-espèces. ELes bergeronnettes printannières sont présentes partout dans le monde sauf en Amérique du Sud. Elles habitent les prés humides, les bords de marais, des étangs et des rivières mais elles nichent également parfois dans les champs et les terrains vagues couverts de décombres. La plupart hivernent au sud du Sahara. Ces oiseaux reviennent sur leurs lieux de nidification au mois d'Avril. La femelle bâtit, entre Mai et Juin, un nid toujours dissimulé au sol, parmi la végétation. Elle y pond cinq à six oeufs finement tachetés de gris-brun qu'elle couve pendant treize jours. Les petites bergeronnettes quittent leur nid prématurément à l'âge de onze jours, alors qu'ils ne savent pas encore voler. Certains couples nichent une deuxième fois, en juillet.
> Bergeronnette des ruisseaux: On peut aisément la confondre avec la bergeronnette printanière car le mâle possède le même dessous jaune vif, un dos gris, et une longue queue, nettement plus importante que celle de la bergeronnette printanière et une gorge blanchâtre été comme hiver. C'est la seule bergeronnette a ne pas avoir de pattes noires mais rosées. La bergeronnette des ruisseaux est très dépendante de l'eau, et vit surtout près d'une eau courante, souvent à proximité des habitations et des ponts, tant en milieu boisé qu'en milieu ouvert. En dehors de la saison de nidification, elle gagne les régions basses, y compris les côtes et les estuaires. On la trouve sur tous les continents, exceptés l'Amérique du Sud, le sud de l'Afrique et l'Australie. La migration d'automne s'effectue de septembre à octobre. Certains oiseaux de l'Europe Méridionale sont sédentaires. Les lieux d'hivernage des populations migratrices se trouvent en Méditerranée et en Afrique du Nord. La bergeronnette des ruisseaux revient normalement en ses lieux de reproduction au mois d'avril, mais parfois, elle est déjà là en mars. La femelle pond quatre à six oeufs que les parents couvent durant douze à quatorze jours. Ils se partagent également le soin de nourrir les petits au nid, pendant douze à treize jours encore. La plupart des couples élèvent une seconde nichée de juin à juillet.
> Bergeronnette citrine, Bergeronnette des Balkans, Bergeronnette de forêt, Bergeronnette à longue queue, Bergeronnette de Béringie, Bergeronnette du Cap, Bergeronnette du Japon, Bergeronnette du Mékong, Bergeronnette indienne, Bergeronnette Malgache, Bergeronnette pie.
Photo: Bergeronnette prinatnnière en plumage nuptial (http://www.lpo-anjou.org/action/bva/bva.htm)
Publié par paulie07 à 15:52:41 dans B | Commentaires (0) | Permaliens
Définition générale: Oie sauvage d'Amérique et d'Europe septentrionale, hivernant en Europe occidentale (Famille des anatidés)
Description: Les bernaches sont des oies sauvages présentes sur tous les continents. Elles vivent près des zones humides, près de la mer ou à l'intérieur des terres suivant les espèces. En vol, elles se déplacent en groupe. En revanche, elles nichent solitairement ou en colonies, construisant leur nid à même le sol. Elles sont végétariennes: elle se nourrissent principalement d'une grande variété d'herbes, mais aussi de plantes aquatiques, algues, mousses, lichens, de carex, de graines de céréales et de graminées, et de baies. La bernache nonette se nourrit également d'insectes aquatiques, de mollusques et de crustacés.
La femelle couve seule, tandis que le mâle monte la garde près du nid pendant tous le temps de la couvaison. Les couples sont fidèles et monogames pour toute la saison, et parfois pour la vie.
Espèces: Il existe différentes espèces de bernache. Chacune contient plusieurs sous-espèces.
> Bernache du Canada: C'est la plus grosse espèce de bernache présente en Europe et la bernache la plus abondante au monde. Elle est originaire d'Amérique du Nord et a été introduite en Europe. Elle possède une tête et un cou noirs pourvus d'un dessin blanc. Le dos est gris-noir et le ventre plus clair. Le dessous de la queue est blanc. Cette bernache mesure environ 1 m de long, 170 cm d'envergure et pèse 4,3 à 5 kg. Dans la nature la durée de vie de la bernache est de 23 ans et elle peut vivre jusqu'à 42 ans en captivité. Elle vit dans les zones herbeuses, les paysages variés et la toundra arctique près des zones humides. Elles sont sédentaires sauf une partie de la population scandinave qui est migratrice. Les quartiers d'hiver sont en Pologne, Allemagne et au Danemark.
Elle niche sur le sol, près de l'eau. La femelle dépose de 4 à 8 oeufs blancs. L'incubation dure environ de 23 à 30 jours.
> Bernache cravant: C'est une petite oie à peine plus grande qu'un canard colvert. Elle mesure environ 60 cm de long et pèse de 1 à 1,7 kg. La poitrine, la tête et le cou sont noirs, avec une petite tache blanche de chaque côté. Le dessous est gris-brun foncé, y compris le ventre qui peut avoir des reflets blanchâtres. Le bec et les pattes palmées sont uniformément noirs. Le dessous de la queue est blanc. Elle fréquente la toundra à proximité des côtes ou des lacs en été. En hiver, elle privilégie les vasières proches des rivages dépourvus de reliefs. Son comportement est plus aquatique que les autres oies, c'est une bonne nageuse. Elle vit aussi bien le jour que la nuit.
Pendant l'hiver elles se regroupent en grande troupes. C'est une espèce migratrice qui occupe les côtes d'Europe Occidentale à partir du Danemark durant la période d'octobre à mars. Les populations du Groenland et de Sibérie migrent en direction des côtes de l'Atlantique et du Pacifique Nord en Amérique et en Asie.
En juin, la femelle pond de 3 à 5 oeufs dans un nid au sol, qui sont couvés pendant une période de 24 à 26 jours.
> Bernache nonette: Cette oie de petite taille est immédiatement identifiable: cou et poitrine noirs, petite tête très blanche, dessus du corps et poitrail gris barré contrastant avec un dessous très pâle. La bernache nonnette a un petit bec triangulaire noir, des pattes noires et un croupion blanc. Elle mesure de 58 à 70 cm de long, et pèse de 1,4 à 2,4 kg. En été, la bernache nonnette fréquente les falaises et les éboulis des îles arctiques. En hiver, elle habite les prés inondés et les marais côtiers, les rives basses des baies maritimes et les vasières à marée basse. Elles commencent leur migration à la fin août ou au début du mois de septembre. Les groupes issus de différents continent ne se mélangent jamais. Ils atteignent les rivages de l'Ecosse, de l'Irlande, la côte ouest de la Grande-Bretagne et le littoral de l'Allemagne et des Pays-Bas.
La saison de nidification commence peu après le retour dans l'Arctique. Les bernaches nonnettes se réunissent pour nicher en colonies. Les nids sont situé sur la corniche d'une falaise, sur un îlot non éloigné du littoral ou à même la toundra dégagée. La femelle y dépose 3 à 5 oeufs qu'elle couve pendant une période variant de 24 à 25 jours.
> Bernache à cou roux: Le plumage de la bernache à cou roux la rend facilement reconnaissable grâce à son plumage roux, noir et parcouru de liserés blancs. Les nouveaux-nés sont brun foncé dessus et blanc dessous. A l'âge adulte, elle mesure environ 55 cm de long et pèse entre 1,2 et 1,6 kg. Elle peut vivre 15 ans. Elle niche dans la toundra du nord de la Sibérie. On la trouve alors près de l'eau sur les rives herbeuses. Elle hiverne dans les steppes du sud-est de l'Europe, au bord de la mer Noire, de la mer Caspienne et de la mer d'Aral. En hiver c'est surtout au bord des lacs, des réservoirs et des marais qu'on la rencontre. En hivernage elle s'écarte beaucoup plus des zones aquatiques. Elles dorment la nuit dans l'eau, et broutent le jour sur les terres. Cette espèce est considérée comme menacée: sa population totale est de l'ordre de 70 000 individus. L'espèce souffre principalement de la chasse excessive et illégale sur les aires d'hivernage ainsi que du drainage des zones humides (pour la mise en culture).
La migration post-nuptiale s'effectue en septembre alors que celle prénuptiale démarre en février et s'étale jusqu'en juin où elle retrouve ses lieux de nidification. C'est vers le mois de juin que commence la construction du nid, sur un talus ou une falaise. La bernache à cou roux place souvent son nid près de l'aire d'un faucon pèlerin, d'une buse pattue ou d'une chouette harfang qui lui assure une protection contre les renards et les hermines. La femelle y dépose de 4 à 5 œufs, de couleur blanc-crème qu'elle couve pendant environ 23 à 25 jours. Les naissances sont synchronisées et les oisillons quittent le nid peu après leur naissance et peuvent suivre leurs parents dans leurs déplacements. Les parents continuent de s'occuper des jeunes jusqu'à ce qu'ils aient 3 ou 4 ans, l'âge de leur maturité sexuelle.
> Bernache néné: C'est une espèce non aquatique et sédentaire, avec des ailes raccourcies et des pieds semi-palmés, qui vit dans les îles Hawaii. Elle se nourrit de baies et d'herbes sur les hautes pentes des volcans. C'est une espèce qui a failli disparaître à cause de l'introduction de prédateurs mammifères, comme les chiens, les chats, les cochons et les mangoustes, ainsi qu'avec la chasse qui a été interdite. En 1952, il ne restait plus que 30 individus. Elle a été sauvée grâce à l'élevage mais les individus relachés dans la nature ne parviennent pas à former de véritables colonies. Elle possède une tête noir aux joues rousses, un cou roux rayé de noir, et un plumage gris parsemé de liseré bruns. Son bec, ses pattes et ses yeux sont noirs. Elle mesure de 56 à 71 cm et pèse environ 2 kg.
> Bernache naine du Canada: Plus petite que la bernache du canada Atlantique, la bernache naine du canada possède exactement le même plumage, mais un cou plus court.
> Bernache des Andes: Originaire d'Amérique du Sud, cette bernache a un plumage contrasté. Blanc sur la partie avant du corps, il devient moucheté de noir sur le dos et la queue est entièrement noire. Son bec et ses pattes sont orangées, la pointe du bec est noire. Elles peuplent habituellement les bords des lacs et des marais de la cordillière et les hauts plateaux des Andes, à plus de 3000m du centre du Pérou au centre de l'Argentine, dans le sud et l'ouest de la Bolivie, dans l'extrême nord du Chili. L'hiver, elle descend dans les plaines et les vallées. Difficile de distinguer le mâle de la femelle qui ont un plumage semblable, si ce n'est que la femelle est beaucoup plus petite que son compagnon. On la voit assez rarement dans l'eau car elle nage mal et n'y va guère qu'en cas de danger lors de la mue ou pour protéger ses oisons. Cette espèce est peu chassée en raison de la quasi inaccessibilité de son habitat et elle n'est pas menacée dans un avenir proche.
> Bernache à tête rousse: Bernache au plumage strié de roux et de brun foncé, elle possède, comme son nom l'indique, une tête rousse. Son bec est noir et ses pattes oranges.Elle mesure entre 45 et 50 cm. Cette espèce habite la Terre de Feu et les îles Falkland. On la rencontre dans les plaines herbeuses et les prairies. Elle se nourrit, comme toutes les bernaches, surtout d'herbe. Elle passe très peu de temps dans l'eau. La reproduction a lieu vers le mois de novembre. La population est comprise entre 42 000 et 82 000 oiseaux, les oiseaux de Terre de Feu sont menacés par l'introduction du renard d'Argentine.
> Bernache à tête grise: Bernache de taille moyenne, elle mesure environ 50 à 55 centimètres de long. La femelle est légèrement plus petite que le mâle. C'est une bernache à la tête et à la queue grise feutrée, à la poitrine et aux ailes brunes-rousses, et au dessous du corps blanc rayé de noir. Son bec est noir et ses pattes oranges. En période de reproduction, elle s'isole souvent des autres congénères de son espèce. Elle est originaire d'Amérique du Sud, et plus précisément du Chili, d'Argentine et des îles Malouines. Son aire de répartition s'étend au nord, de la province de Colchagua (Chili) et de la province de Neuquén (nord-ouest de la Patagonie argentine), jusqu'à la Terre de Feu. La bernache à tête grise fréquente la plaine et les régions montagneuses, jusqu'à 1500 mètres d'altitude. On la retrouve aussi bien dans les prairies des vallées fluviales qu'aux alentours des marécages, des forêts marécageuses, des lacs ou de la côte.La période de reproduction commence vers le mois de novembre dans le sud de la Patagonie et la Terre de Feu. La femelle pond de 4 à 6 œufs qu'elle couve pendant un mois environ. A l'approche de la mauvaise saison l'ouette à tête grise regagne ses lieux d'hivernage situés dans le nord de la Patagonie et les pampas du sud de la province de Buenos Aires.
> Bernache Magellan: Chez cette espèce de bernache, on observe un fort dimorphisme sexuel : le mâle est blanc au dos rayé de gris et aux ailes et à la queue grise, alors que la femelle est marron avec les mêmes marques grises que le mâle. Le mâle a le bec et les pattes noires, tandis que la femelle a les pattes jaunes. L'aire de répartition de la bernache de Magellan est limitée à l'Argentine, au Chili et aux îles Falkland. La population de cette sous espèce est estimée à 60.000 couples reproducteurs. C'est un oiseau diurne et grégaire. Il en existe deux sous-espèces dont l'une est un peu plus grande que l'autre. La première mesure entre 60 et 65 cm de long et pèse de 3 à 3,5 kg. La durée de vie de la bernache de Magellan est d'environ 10 ans. La femelle pond 6 à 8 œufs vers septembre/octobre dans un nid construit dans les hautes herbes près d'un plan d'eau. L'incubation dure environ 1 mois. La population mondiale de bernaches de Magellan est estimée entre 240.000 et 1.300.000 individus, ce qui est très peu précis.
> Bernache à crinière: C'est la plus petite des bernaches, elle mesure environ 50 cm de long. Grégaire, elle aime la vie en groupe. Le mâle développe une petite crinière de plumes brunes derrière la tête, qui lui vaut son nom. La femelle est plus terne que le mâle et a la tête barrée de deux traits blancs. Cette bernache vit dans les marais boisés et les lacs d'Australie.
Photo: Bernache à cou roux (http://www.oiseaux.net/photos/thierry.becret/bernache.a.cou.roux.1.html#fiche)
Publié par paulie07 à 15:17:30 dans B | Commentaires (0) | Permaliens
Définition générale: (de l'irlandais bairneach) Crustacé marin ressemblant extèrieurement à un mollusque en raison de sa coquille calcaire formée de plaques disjointes et vivant fixé au bois flottant par un fort pédoncule.
Description: Les bernacles, ou anatifes, sont aisément reconnaissables par leur fixation musclée appelée pied ou pédoncule. Elles possèdent une carapace triangulaire et aplatie, atteignant 5 cm de long. Elle est composée de 5 plaques lisses, blanc bleuté, soulignées sur le bord d'un liseré orangé. Dans sa partie inférieure, elle se poursuit par un mince pédoncule noir à rougeâtre, rugueux et d'aspect caoutchouteux, qui atteint, en extension, 15 cm de long mais peut parfois s'étirer sur près de 70 cm. Plus ou moins rétractile, il permet à l'anatife de se fixer sur n'importe quel support flottants. En revanche, elles ne se fixent pas aux rochers et sont donc, en quelque sorte, nomades.
Alimentation: Les bernacles s'alimentent par filtration. Les plaques s'entrouvrent dans la partie supérieure comme les deux valves d'un bivalve ce qui permet aux cirres, six appendices fourchus couverts de poils ressemblant à de petites plumes, de se déployer et d'attraper le plancton dont l'animal se nourrit en s'agitant perpétuellement dans l'eau. En agitant ces cirres l'anatife créé aussi un courant d'eau qui lui permet également de respirer.
Habitat: Les anatifes sont très répandues dans le monde entier et, malgré leur vie sédentaire, elles voyagent beaucoup! En effet, elles se fixent de préférence sur des objets flottants tels que des épaves, des bouteilles mais aussi des navires (ce qui oblige à gratter périodiquement leur coque) et même des tortues et des baleines! Elles restent le plus souvent en colonies assez serrées, parfois en grand nombre. On les trouve dans les mers tempérées et chaudes. Elles sont absentes des hautes latitudes.
Reproduction: Les anatifes sont hermaphrodites. Dans les colonies, la fécondation est croisée : les oeufs sont fécondés dans l'espace compris entre la coquille et le corps, par une autre anatife qui déroule pour cela un pénis de plusieurs centimètres. Les oeufs éclosent en donnant de petites larves nageuses, qui ressemblent à celles des crustacés mobiles. C'est seulement après plusieurs mues qu'elles présenteront une coquille, et elles se fixeront alors pour subir la dernière métamorphose qui les transformera en adultes. Il semble qu'elles se fixent plutôt là où il y a déjà des anatifes, ce qui expliquerait la constitution des colonies.
Photo: Bernacles (http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=236)
Publié par paulie07 à 23:22:03 dans B | Commentaires (0) | Permaliens
Définition générale: (mot languedocien) Crustacé décapode, très commun sur les côtes de l'Europe Occidentale, et qui protège son abdomen mou dans la coquille vide d'un gastropode.
Description: Le bernard-l'ermite est un crustacé possèdant 8 pattes articulées, 2 pinces et 2 yeux. Son abdomen est mou et il le protège dans une carapace pour éviter d'être vulnérable aux prédateurs. Il doit néanmoins utiliser des carapaces ou des coquilles vides pour se protéger des prédateurs, ne pouvant s'en fabriquer une lui-même. Lorsque sa croissance fait que sa carapace devient trop étroite, il en change pour une plus spacieuse. Il n'hésite pas parfois à déloger l'éventuel occupant de la coquille qu'il convoite si c'est la seule disponible. Les bernard-l'hermite sont aussi pourvus d'appendices abdominaux, dont l'anatomie leur permet de maintenir fermement la coquille. Leur pince droite, élargie, sert à bloquer l'entrée de la coquille devant une menace, prédateur ou rival.
Il est souvent surmonté d'une anémone de mer et/ou d'une éponge encroutante. Cette association présente des avantages pour chacun d'eux : l'anémone ou l'éponge profite des restes de nourriture du pagure et celui-ci trouve une excellente protection sous les tentacules urticants de l'anémone ou sous l'éponge qui n'est pas recherchée par la plupart des prédateurs. Ses prédateurs sont surtout d'autres crustacés, quelques poissons, des loutres et phoques, des oiseaux marins, ainsi que l'Homme.
Les bernard-l'hermite ont des tailles variables : les plus gros, se trouvent le long de la côte du Pacifique. La plupart sont marins, mais certaines espèces vivent sur le littoral. Il existe de nombreuses espèces, notamment en milieu tropical. Sur les côtes françaises, la longueur des adultes est d'environ 10 cm.
Alimentation: Le pagure est omnivore. Il se nourrit de divers animaux vivants ou morts tels que des vers des mollusques et d'autres crustacés mais également de résidus végétaux. C’est un excellent détritivore qui mangera des algues indésirables, des restes de nourriture, des excréments de poisson, etc.
Habitat: Il se trouve sur les roches humides ou le sable a travers les algues dans la zone sublittoral jusqu'à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
Arrivés à maturité, certains Bernard l’Hermite se rapprochent des côtes, et développent un appareil respiratoire aérobie pour adopter une vie terrestre. Si l’avant du corps est couvert d’une carapace similaire à celle des crabes, l’abdomen, la partie arrière, reste molle. Ils ont quand même besoin de se réhydrater régulièrement, et pour des escapades prolongées hors de l'eau, emporteront un peu d'eau au fond de leur coquille.
Reproduction: La reproduction a lieu dans l'eau. La femelle ne peut engager la reproduction qu'après avoir mué. Elle pond des œufs, qui donneront de petites larves. La larve subit rapidement une transformation lui donnant l'apparence d'un petit bernard-l'ermite. Il subira ensuite différentes mues et finalement une métamorphose avant d'atteindre sa taille adulte.
Photo: Bernard-L'hermite (http://phototheque.1000wallpapers.com/galleries/Faune/b/Bernard+l%27hermite/page_1/Bernard+l%27hermite+1.html)
Publié par paulie07 à 22:57:33 dans B | Commentaires (0) | Permaliens
Définition générale: (du breton, bernic) Mollusque gastéropode comestible à coquille conique, très abondant sur les rochers découvrant à marée basse (taille: 5 cm environ).
Description: La bernique est un gastéropode comestible dont la coquille conique évoque la forme des chapeaux utilisés en Chine dans les rizières, d'où son nom familier de "Chapeau chinois". Cette coquille est ornée de stries, plus ou moins marquées, rayonnant à partir de son sommet. Des reliefs concentriques, correspondant à des arrêts ou des perturbations de la croissance, croisent les stries rayonnantes. L'intérieur est lisse. Sa tête est équipée de deux grands tentacules à fonction tactile. Ces tentacules portent les yeux. La tête est prolongée par un mufle extensible à l’extrémité duquel se trouve la bouche dont le plancher est équipé d’un organe qui permet à la patelle de prélever sa nourriture : la radule (radula). Les patelles vivent en général 5 à 7 ans, mais certaines espèces, en conditions favorables, peuvent vivre près de 20 ans.
Sa chair est réputée pour être assez coriace et donc peu appréciée, mais il paraît que c'est un fruit de mer particulièrement savoureux lorsqu'il est poêlé dans du beurre.
Il existe plusieurs espèces de patelles dans le monde. Sur les côtes françaises on en dénombre 4:
> la patelle commune (Patella vulgata) qu'on trouve sur les côtes de la Manche et de l'Atlantique. C'est celle-ci qu'on rencontre le plus souvent.
> Patella intermediadont le pied est noir, les tentacules blanc pur et la radule longue (environ 2 fois la longueur de la coquille) et grêle. Elle vit dans une zone plus limitée: en Manche, à l’ouest de la pointe du Cotentin. Cette espèce préfère vivre sur les rochers des côtes battues par les vagues et ne pénètre donc pas dans les baies abritées ni dans les estuaires.
> Vivant dans la même zone que la précédente et ayant les mêmes habitudes d'habitat, Patella ulyssiponensis dont le pied est jaune et la radule courte (environ 1 fois la longueur de la coquille).
> En Méditerranée, le genre Patella est principalement représenté par l’arapède, Patella cærulea Linnaeus.
Habitat: Elle vit sur les rochers du bord de mer, et lorsque la marée baisse, elle plaque sa coque contre la paroi en contractant son pied musclé, les bords de la coquille s'imbriquant parfaitement dans les aspérités de la roche. Ainsi, elle ne se dessèche pas et conserve un peu d'eau de mer à l'interieur. Les berniques rampent pour s'alimenter lorsque la mer les recouvre, mais retournent toujours vers leur lieu de départ à marée descendante, où leur coquille a usé une rainure circulaire dans la roche.
Alimentation: Grâce à une radula circulaire (sorte de langue muni de petites dents), la patelle râpe les petites algues à la surface des rochers ainsi que les petits organismes animaux (crustacés, annélides, mollusques etc.) logés dans ce « gazon ». Mais il leur arrive aussi de s’attaquer aux grandes algues que sont les ascophylles et les fucus dont elles prélèvent des morceaux. La radule est remarquablement longue (environ 1,5 fois la longueur de la coquille) est repliée sur elle-même dans une poche indépendante du tube digestif et s’étend jusqu’à la partie arrière droite du corps où elle peut décrire une boucle. Chaque patelle exploite durant la période d’immersion, un territoire de quelques décimètres de diamètre (mais elle peut s'éloigner jusqu'à 1,6 m et revient, avant que la mer se retire, à son emplacement d’origine. Cependant, sur les rochers lisses, ou lorsque la nourriture se fait rare, certaines patelles ont un comportement beaucoup plus vagabond et peuvent parcourir des distances de plusieurs mètres voire de plusieurs décamètres sans revenir à leur emplacement.
Reproduction: La patelle commune est un animal hermaphrodite protandre, c'est-à-dire qu'il commence son activité sexuelle comme mâle et qu’une partie au moins des individus devient ensuite femelle (les mâles demeurent toujours majoritaires dans les populations). La ponte a lieu en automne et en hiver. Les gamètes (spermatozoïdes et ovules) sont libérés directement dans l’eau de mer où se produit la fécondation. Les larves, pourvues de cils leur permettant de se déplacer, vivent dans le plancton environ deux semaines et se métamorphosent sur le fond en donnant des juvéniles qui ne mesurent que 0.2 mm de longueur.
Photo: Patelle commune (http://www.couriralabaule.org/spip.php?article245)
Publié par paulie07 à 22:22:28 dans B | Commentaires (0) | Permaliens